
Post n°32
Bonjour les NevrAddicts,
@Rosalya260, Bravo et merci pour la Bannière de la Saint Valentin. Elle est très jolie et le message veut tout dire...
Heu, j'avoue que pour l'animation 9, je me suis laissée "légèrement" emporter... Ma scène s'est transformée en OS...
⚠ Scène mature ⚠
ANIMATION SPÉCIALE
J'en profite pour poster mon OS
Bonne journée... à demain...
'Lut...
Bonjour les NevrAddicts,
@Rosalya260, Bravo et merci pour la Bannière de la Saint Valentin. Elle est très jolie et le message veut tout dire...

Heu, j'avoue que pour l'animation 9, je me suis laissée "légèrement" emporter... Ma scène s'est transformée en OS...
⚠ Scène mature ⚠
Animation 9 : Imagination Coupable
Nevra : « Ce soir, je vous mets au défi de me représenter… mais pas n’importe comment.
Imaginez-moi dans une scène où je ne peux pas résister à votre présence, ou une situation où vous me surprenez et me tentez.
Faites preuve d’audace, de créativité et de flirt… votre portrait peut être coquin, taquin ou sexy, tant qu’il me fait sourire… ou frissonner. »
Mission des gardiennes :
Décrivez une scène ou un moment provocateur avec Nevra :
Où il est surpris, tenté ou intrigué par elles
Avec un geste, un regard ou une situation audacieuse
Vous pouvez imaginer la scène de manière coquine, romantique ou humoristique
Exemple : « Je le surprends en train de lire un vieux grimoire… et je me penche pour lui chuchoter quelque chose à l’oreille… il rougit. »Une nuit qui s'annonce prometteuse...
La lumière tamisée de la pièce crée une ambiance chaleureuse, intimiste. Appuyée nonchalamment contre le chambranle de la fenêtre, j'incline la tête.
Nevra m'observe, me jauge. Ses yeux se plissent. D'un pas lent et chaloupé, il réduit la distance telle une panthère prête à bondir sur sa proie. Son iris grise étincèle, se teinte de paillettes violettes et sa langue passe sur ses canines, réponse sans équivoque à mon regard provocateur.
Le rythme de mon cœur me trahit, aiguise son instinct de chasseur, mais je ne rendrai pas si facilement les armes. Je suis pleine de surprises, "amour". Je l'arrête à quelques centimètres de moi.
Il reste un instant interdit, puis un rictus amusé étire le coin de sa bouche.
- Aurais-tu l'intention de me faire languir, mon ange ?
Je le nargue.
- Tout effort mérite récompense, Amour.
Il pouffe. Ses yeux me détaillent, s'attardent sur mes courbes avant de s'ancrer aux miens.
- Mmm...
Ses doigts effleurent ma peau, remontent en suivant le galbe de ma cuisse. Sa paume caresse ma hanche, glisse sur ma taille, évalue l’épaisseur de tissus composant ma tenue. Un rictus taquin s’étire au coin de ses lèvres.
- Je vois.
Il me surplombe, pose son front contre le mien, sa bouche près de mes lèvres.
Ma respiration s’accélère, un bourdonnement sourd tambourine sous mes tempes. La pointe de son nez effleure ma joue.
-Intéressant, mais tentative vaine, ricane-t-il.
Je retiens mon souffle. Le vampire se penche vers mon oreille qu’il titille avec ses dents.
-Tu devrais le savoir, Miirah, chuchote-t-il. Les diverses couches de vêtements qui recouvrent ton corps ne forment qu'une bien piètre protection contre mon envie de te les arracher.
Il recule d’un pas en me gratifiant d’un haussement de sourcil d’un air entendu. Mon corset et ma ceinture tombent au sol dans un tintement métallique. Je hoquette.
Il éclate de rire, fier de sa dextérité furtive. Je l’admets, il est doué. Trop.
Je grimace, dépitée de mettre fait bernée aussi facilement. Enjôleuse, je détache sa ceinture, entrouvre son hatori, caresse lentement son torse à travers sa tunique.
Il se tend, emprisonne ma main au niveau de son cœur au diapason du mien. Rapide et palpitant. Une décharge parcourt mon échine. Mon regard s'ancre au sien. Les éclats violets de son iris grise m’hypnotisent.
Sur le point de céder, j’inspire profondément pour chasser mon envie irrépressible de me jeter dans ses bras, recouvrir cette bouche arrogante de mes lèvres et enfouir mes doigts dans sa chevelure brune soyeuse. Je secoue la tête et tente, non sans difficulté, de recouvrer mon calme.
-Mais, cher amour,…commencé-je, un léger trémolo dans la voix.
J’esquive le mouvement de son bras prêt à se refermer sur ma taille, m’éloigne vers le divan où je m’installe dans une position suggestive, les coudes confortablement calés sur le dossier.
-Tu n’es pas le seul à savoir utiliser tes « atouts ».
Son regard s’assombrit. Je me raidis. Il grogne, laisse choir sa veste de kimono et en trois enjambées, me rejoint.
J’allonge la jambe et bloque sa progression au moment où il se penche sur moi, les deux mains enfoncées dans le dossier, de part et d’autre de mon visage.
-L’ange n’a pas dit son dernier mot, « vampire ».
Je penche la tête et le toise.
Il s’accroupit devant l’assise, ricane en dénouant les sangles de ma chaussure appuyée sur son torse, puis l’autre. Ses mains partent à l’ascension de mes jambes, s’attardent sur l’intérieur de mes cuisses, puis prennent le chemin inverse, emportant sur leur passage, rubans et lanières diverses qui les recouvrent. D’un geste vif, il tire conjointement sur mes deux chevilles et m’assoit sur ses genoux. Il défait les liens de ma première robe, de la seconde. Elles s’empilent l’une sur l’autre tel un amas de chiffon, cependant, malgré sa dextérité, Nevra n’accède toujours pas à ma peau encore recouverte d’une énième couche de tissu. Il râle, j’éclate de rire devant sa mine contrariée.
-Bon Dieu ! Mais, tu en as combien ? ronchonne-t-il, agacé devant ma nuisette.
Ravie d’asticoter son self-control, je déboutonne un à un les boutons de sa tunique et la fait glisser nonchalamment de ses épaules, nues.
-L’art de l’effeuillage n’est pas ton fort, amour, le taquiné-je en évitant son regard.
-Tu m’as offert un bon cadeau m’invitant à profiter d’un massage sensuel prodigué par mon « ange aux doigts de fée », pas d’une séance de torture qui met mes nerfs en pelote, grommèle-t-il. D’ailleurs,…
Il agrippe fermement l’encolure de mon déshabillé et d’un geste aussi sec qu’inattendu le déchire en deux. Je sursaute, surprise.
-Mais, il suffisait de…, le réprimandé-je gentiment.
Il ne me laisse pas le temps de m’apitoyer sur la pauvre étoffe en lambeaux. Sa bouche s’attaque à mon body, ses crocs affûtés arrachent les rubans de satin avec une rapidité déconcertante et m’en libère d’une habilité qui me laisse pantoise, totalement nue entre ses bras. Il empoigne mes hanches et me presse fermement contre son bassin.
Ma poitrine s’écrase contre son torse. Le contact de sa peau douce et ferme m’électrise. D’agréables fourmillements me parcourent, se dispersent dans mon corps pour se rejoindre telle une boule d’énergie délicieuse dans le bas de mes reins.
Sa fougue, presqu’animale, l’instant d’avant, contraste avec la tendresse dont Nevra m’entoure maintenant. Il m’enlace tel un trésor fragile et précieux, puis plonge son visage dans mon cou qu’il couvre de baisers appuyés savoureux.
-Satisfaite, mon ange ? me taquine-t-il sur un ton qui sonne faux.
Il me presse encore plus fort contre lui.
-Je me suis laissé emporter, reprend-t-il d’une voix légèrement chevrotante. J’ai voulu te mordre, Miirah.
J’entoure affectueusement ses épaules sans l’interrompre. Les yeux clos, j’hume son odeur boisée, caresse sa nuque jusqu’à la naissance de ses cheveux et me love contre lui.
-J’ai tellement envie de toi que j’ai du mal à garder le contrôle, avoue-t-il.
Je frissonne.
-Tu trembles, mon ange. J’entends les battements saccadés de ton cœur et ton sang pulser dans tes veines. C’est délicieux, hasarde-t-il faiblement.
Je tente de me redresser, il me retient.
-Nev’, je n’ai pas peur de toi, le rassuré-je. D’ailleurs, même quand tu as été victime de la soif de sang, je n’ai pas été effrayée et je ne le serais jamais, quoique tu fasses. Je m’inquiétais juste pour toi. Je sais que tu ne me feras jamais de mal, amour.
Il renforce son étau avant de s’écarter légèrement, ému. Son iris grise s’ancre à mon regard. Ses paillettes violettes scintillent tels des cristaux. La flamme dans sa pupille tressaille, puis s’embrasse tel un geyser de lave. Son sourire s’élargit, mutin.
-Te sentir nue contre moi me suffit comme préliminaires, mon ange, murmure-t-il.
Je pouffe.
-Même si tu es tendu comme un arc, ta maîtrise est saisissante, espèce de vampire débauché !
Sans s’offusquer, il rigole de mon insulte tendancieuse. Ses paumes encadrent mon visage. Ses lèvres effleurent les miennes, les taquinent, les mordillent, puis les embrassent. Son baiser langoureux m’invite dans un ballet savoureux. J’y réponds avec enthousiasme et sans réserve.
Le rythme change. La douceur laisse place à la fougue, la tendresse à la passion. Une vague de chaleur m’envahit et déferle dans mon bas ventre. D’un coup de rein, il me décolle de ses genoux, glisse ses mains sous mes cuisses et se relève d’un bond. Je hoquette de surprise, m’accroche à ses épaules, enfonce mes ongles dans sa peau et croise mes chevilles dans dos. Il ricane.
-C’est une bonne entrée en matière, mon ange.
Je frappe son torse du poing, faussement exaspérée.
-Tu ne t'arrêteras donc jamais ?
-Jamais, mon ange, lâche-t-il, grivois.
Il m’allonge sur le lit, m’embrasse avec une délicatesse déconcertante, puis s’écarte. Il happe mon regard. Une myriade d'émotions s’y succède. Amour, désir, impatience contenue et plaisir d’anticipation. J’écarquille les yeux. Un sourire narquois se peint sur son visage. Je viens de comprendre et il doit déceler mon appréhension.
-Oui, confirme-t-il sans l’ombre d’une hésitation. Tu as initié ce « jeu », ma douce. Nous avons toute la nuit… jusqu’à l’aube.
J’acquiesce, fébrile. Appuyé sur les coudes, il caresse ma joue.
-Détends-toi, Miirah, la « torture » que je te réserve sera bien plus qu’agréable, je te le promets. Décompte avec moi : trois…
Il emprisonne ma bouche dans un baiser profond, puissant, presque possessif. J’y réponds avec la même ardeur. Mon corps se cambre sous ses caresses, mais il ralentit la cadence et libère mes lèvres. Je retombe sur le matelas pantelante et frustrée.
-La patience n’est non plus ton fort, mon ange, je le sais aussi, se moque-t-il. Et la nuit ne…
Je plante légèrement mes ongles dans la peau et lui griffe le dos.
-… ne vient que de commencer, amour, terminé-je narquoise.
-Voyons si ta hardiesse résistera encore longtemps, me nargue-t-il. Deux,…
Il plonge sur ma poitrine, palpe mes seins, énerve mes mamelons avec sa langue, qu’il aspire, puis relâche dans un cruel, mais délectable jeu de succion. Ma peau s’embrase, arpentée de centaines de décharges simultanées.
Il poursuit son exploration, longe la ligne fine de mon ventre, puis s’installe entre mes cuisses. Il relève la tête, cherche mon regard, le happe. Son iris grise flamboie du désir qui l’anime tel un brasier inassouvi et reflète sa détermination à me faire défaillir. Le souffle court, frémissante, j’agrippe ses cheveux. Il me contemple, satisfait et engaillardi.
-La nuit s'annonce prometteuse, mon ange, murmure-t-il. Et un…
Ses doigts se dirigent déjà vers mon mont de Venus. Ma volonté se brise, mon cœur chavire, une déferlante de plaisir m’inonde tel un tsunami emportant tout sur son passage et dans un gémissement, je lâche prise.
-Nev’ !
FIN
ANIMATION SPÉCIALE
J1 - L'Appel du Prédateur
La nuit est tombée depuis longtemps quand tu la remarques. Une enveloppe sombre a été glissée sans bruit.
Aucun sceau officiel. Aucun symbole.
Juste ton prénom… écrit d’une main sûre. À l’intérieur, quelques mots suffisent à faire monter la tension :
« Tu ressens cette tension, n’est-ce pas ?
Cette impression étrange…
celle d’être observée, choisie, attendue.
Si tu lis ces mots jusqu’au bout,
alors ne fais pas semblant de t’étonner.
****
Je cherche un lieu.
Un endroit où les armes tombent,
où les masques glissent,
où le contrôle se fissure.
La nuit, il devient territoire.
On n’y entre jamais par hasard.
Quand on cesse de se cacher,
c’est là que l’on finit toujours par venir.
Où suis-je?
****
Réponds juste.
Et peut-être…
je te laisserai continuer. »
Mission des gardiennes :
Résolvez l’énigme laissée par Nevra pour découvrir le lieu du rendez-vous.
Ajoute une courte réaction RP : trouble, excitation, hésitation… ou impatience.
Je dirais : la chambre
Mais comme j'ai tendance à me planter "TOUT LE TEMPS", *snif snif*, je vais attendre un peu pour réagir en RP troublée, excitée, hésitante ou impatiente...![]()
J'en profite pour poster mon OS
Bonus : Scène improvisée
Bonus – Scène improvisée (tout au long de l'event)
Pour celles qui aiment écrire.
Décrivez en quelques lignes (ou un OS pour les plus téméraires) la réaction de Nevra si vous le croisez dans un couloir plongé dans le noir, un soir de Saint Valentin..."Attrape-moi si tu peux"
Une nuit sans lune enveloppe la Cité d’Eel de ses ailes sombres.
Déjà apprêtée pour le bal de la Saint Valentin, prévu dans trois heures, je flâne dans le Q.G., mystérieusement, incontestablement, vide. L’effervescence habituelle a déserté ses murs. Étonnant. Inquiétant, même.
-Miirah ?
Je sursaute.
-Ez’ ?
Je plisse les yeux, suspicieuse, devant son expression enjouée. Ezarel trottine vers moi.
-Je suis étonné de te croiser, « ma belle Miirah ».
Son regard s’illumine.
-Tu ne t’es pas planquée comme les autres ? Je…
-« Planquée »? l’interromps-je sans cérémonie.
Il hausse les épaules et croise les bras.
-Tu n’es pas au courant ? Rhoo, j’ai vraiment de la chance !
Je me plante devant lui.
-Ez’… Qu’as-tu encore manigancé en l’absence de Miiko ?
Je réduis la distance, il recule.
-Et bien, … , hésite-t-il. J’ai organisé un « attrape-moi si tu peux » avant le début du bal pour pimenter cette soirée de la Saint Valentin.
-Un quoi ?
-Tu es vraiment lente d’esprit parfois, Miirah ! J’ai programmé l’extension des feux pour plonger le Q.G. dans le noir. Quand toutes les lumières seront éteintes, tous les gardiens et gardiennes sortiront et celui ou… celle qui se fera choper devra embrasser son « attrapeur », peu importe de qui il s’agit. Et tu es là, seule… Nev’ sera furax, il n’aime pas partager, mais vu le nombre de gardiennes de l’Absynthe qu’il a « attrapées », ce n’est qu’un juste retour des choses. Une petite vengeance personnelle. Et puis,…
Je pointe mon doigt vers lui, menaçante.
-Bordel ! Tu plaisantes, j’espère, fulminé-je. Je n’appartiens pas à l’Absynthe, mais à l’Obsidienne ! Tu veux vraiment que je te fracasse la tête ?
-Attends, Miirah, c’est comme le jeu de la bouteille…, tente-t-il de m’apaiser.
Je fronce les sourcils. Excédée.
-Je t’arrête tout de suite ! C’est quoi cette manie puérile de mettre les autres dans des situations pareilles pour « s’amuser » ? Et bien sûr, tu profites de l’absence de Miiko pour faire tes conneries !
-Elle est déjà au courant et tout le monde y participe, même elle d’ordinaire. C’est plutôt drôle et surprenant en fonction de la personne sur qui tu tombes, temporise-t-il, l’air pensif, perdu dans ses souvenirs.
-Pardon ?
Il balaie une mouche imaginaire de son champ de vision.
-C’est presqu’une tradition, maintenant, soutient-il, fier de lui.
Je lève les yeux aux ciel. Dépitée. Je déteste ce genre de traquenards.
-Soit. Passons. Mais pourquoi suis-je la seule à l’ignorer ?
-C’est devenu un accord tacite aujourd’hui. Et surprendre les « petits nouveaux » ou les « petites nouvelles », en ce qui te concerne, ressemble à une sorte de bizutage de bienvenue, si tu préfères.
Je secoue la tête, déconcertée. Même la chef de garde cautionne ce piège à baiser.
-Tu n’as pas entendu le gong ce matin ?
J’acquiesce mollement.
-Et bien voilà, tu es au parfum maintenant.
Son sourire réjoui me donne envie de le frapper. Je souffle. Devant ma mine déconfite, il ajoute :
-Miirah, si tu veux un conseil, d’un « ami », au cas où tu ne voudrais pas que je t’embrasse,…
Je grimace.
-Ça n’arrivera jamais !
Il éclate de rire.
-Si tu veux avoir une chance de te mettre à l’abri et éviter une rencontre inopinée, moi en l’occurrence, il te reste… 3, non, 2 minutes pour te réfugier dans ta…
Je ne le laisse pas terminer, tourne les talons, traverse le hall aux pas de course vers le couloir des chambres.
« Clac »
Tous les luminaires s’éteignent. Je manque de chuter, mais me rattrape in extremis.
-Non de…, pesté-je.
Je me plaque au mur et, à tâtons, compte les portes. Aux aguets. Une, deux, trois… J’entends un léger grincement, puis un deuxième. Non ! Mon cœur tambourine dans ma poitrine. Je suis foutue ! Quel jeu stupide ! Je change de côté en fonction des ouvertures qui se succèdent et reprends mon comptage. Quatre, cinq. Plus que deux. Je retraverse le couloir. J’y suis presque. Plus qu’une… Je me fige. Interdite. Des sueurs froides dévalent le long de ma colonne. Ma paume ne glisse plus sur une surface plane, mais sur une dorsale palmaire. Large, douce, humaine, il semblerait, masculine, de toute évidence. Et merde ! D’instinct, je recule.
-Je ne suis pas intéressée, désolée. Passez votre chemin, s’il vous plaît, et faites comme si vous ne m’aviez jamais rencontrée, ce sera notre petit secret, tenté-je, la voix chevrotante.
Un ricanement grave me répond. Un homme, définitivement.
Une main m’attrape le poignet, sans brusquerie, mais fermement et dirige ma paume sur une poitrine ferme à en juger au toucher à travers ses vêtements. Je n’ose bouger, mal à l’aise.
-Bon. Je vous propose un deal. Si je devine qui vous êtes, vous me laisserez partir ?
-Mmm.
-Ok. Je prends ça pour un « oui ».
Mes deux paumes glissent sur une chemise en soie, très agréable au toucher. Une très légère effluve boisée mélangée à des notes ambrée et de santal émane de lui. Capiteuse et envoûtante. Elle me rappelle celle de… Je secoue la tête. Reste concentrée, Miirah ! Mais si c’était lui ?
Je suis ses pectoraux fermes et musclés. Les battements lents et réguliers de son cœur me rassurent contrairement au mien qui galope comme un Galorze sauvage. Je remonte vers ses épaules développées sans excès et évalue sa taille à 1m80. Il doit me dépasser d’une dizaine de centimètres environ.
Je redescends vers ses abdominaux sculptés dans du marbre, longe sa taille fine, estime ses hanches, m’arrête à la naissance de son fessier. Oups. Je sens la chaleur me monter aux joues, mais il ne bronche pas, semble apprécier cette promiscuité fortuite voire s’amuser de cette découverte à l’aveugle.
Je remonte le long de son dos athlétique. Aucune aile.
Je poursuis en palpant ses bras aux muscles longs, puis ses mains à la peau douce, aux doigts fins et aux paumes calleuses.
Son corps élancé est bâti pour la rapidité et le combat rapproché. Très plaisant… Je me surprends à sourire comme une adolescente. Cette obscurité éveille mes sens et je me délecte de ce moment d’intimité mystérieuse émoustillante. Je déglutît. Il est peut-être moche comme un pou… Impossible, si c’est lui ! Il me teste… Je me le répète en boucle.
Je parviens au niveau de son cou. Ses cheveux mi-long glissent entre mes doigts comme de la soie. Son souffle me chatouille la joue. Mes doigts explorent son visage. Ses yeux sont clos. Son menton, ses pommettes, son nez, ses lèvres qui me sourient. Traits fins et réguliers. Peau douce et imberbe. Il doit être beau. Je finis par ses oreilles. Pointues. Je suspends mon geste. Vampire !
-Nev’ ! m’exclamé-je. Bon sang !
Son rire franc brise le silence.
-Tu verrais ta tête, mon ange, se gausse-t-il.
Son œil nyctalope miroite dans l’ombre. Je lui assène un coup de poing dans les abdominaux.
« Outch ! »
-Ne fais pas semblant. Je ne suis plus ton ange, maudit vampire ! Je vais devenir un daemon, juste pour me venger !
Il reprend son sérieux.
-Certainement pas ! gronde-t-il. Si je t’ai offensée, battons-nous en duel, si tu le désires, tout, mais pas cela !
Je ricane.
-Aucune chance que cela arrive, amour, le rassuré-je.
Il m’enlace et me presse contre son torse. Il tremble et les battements de son cœur si calmes tambourinent tel un tambour de guerre. J’ai peut-être été trop loin.
-Pardon, amour.
Il se détend.
-Avant que tu ne dises d’autres âneries, je t’ai entendue pester dans le couloir et je savais que tu n’étais pas au courant de ce stupide jeu d’« attrape-moi si tu peux ». Je ne laisserai jamais un autre t’embrasser et encore moins profiter de toi. JAMAIS ! J’aurais dû être plus vigilant, s’excuse-t-il platement.
-Ez’ aurait été ravi de saisir cette occasion pour m’embrasser pourtant, le nargué-je.
Il grogne.
-Maudit elfe !
Je pouffe.
-Ta réputation te précède et te poursuivra, amour.
Il grimace, gêné.
-J’en ai bien peur, mon ange.
Nevra ressert son étreinte et enfouit son visage dans mon cou.
-Toi, tu es différente pour moi. Tu le sais, n’est-ce pas, mon ange ? murmure-t-il contre ma peau. Je ne suis pas doué pour le dire, mais, je t’aime.
Je me love contre son corps. Chaud, rassurant, protecteur et… tout à moi, comme son cœur.
-Je t’aime aussi, Nev’.
Je me redresse, cherche son regard dans l’obscurité. Je le devine, cependant, lui, me voit, comme en plein jour.
-Je me suis énervée contre Ez’ tout à l’heure car je refusais que quelqu’un d’autre me touche, commencé-je.
Il se raidit, néanmoins, il garde le silence. J’inspire profondément avant de reprendre.
-Je l’ai même menacé de lui fracasser la tête.
Les soubresauts qui secouent son torse m’encouragent.
-Je te l’ai déjà dit… Je me fiche de ton passé si tu es sincère avec moi. Les autres peuvent penser ce qu’ils veulent, je m’en fiche comme de ma première culotte.
Il pouffe.
-J’aimerais bien voir cela, plaisante-t-il.
-Nev’ !
J’arme mon poing qu’il emprisonne sans difficulté.
-Désolé. Continue.
-Tu es mon âme-sœur, amour. Hier, aujourd’hui, demain, je resterai à tes côtés. Toujours. Tu ne te débarrasseras de moi si facilement. Jamais. Une véritable sangsue, tu n’as pas idée, le taquiné-je. Et je sais que je n’ai aucun souci à me faire. Tu es accro.
-J’avoue. D’ailleurs,…
Il m’enlace, me presse contre son torse. Le rythme de son cœur m’emporte vers d’autres horizons. Je tressaille.
-Que dirais-tu de finir cette conversation dans un endroit « plus intime » ?
-Je te suivrai au bout du monde, amour.
Il ouvre la porte de ma chambre, la referme après notre passage. Il me serre comme si sa vie en dépendait, comme si demain n’existait pas.
L’obscurité me déstabilise, me désoriente, mais je suis avec Nevra, le vampire qui fait battre mon cœur. Ses caresses me font vibrer. Son amour me transcende. Ses bras me rassurent et je sais. Il est tout pour moi comme je suis tout pour lui.
-Nev’…
FIN
Bonne journée... à demain...

'Lut...

Dernière modification par Miirah (Aujourd'hui à 02h39)





